Médecine Naturelle ou Humaine ?

Nous allons envisager une série de rencontres, huit exactement. Dans chacune d’elles je vous embarquerai dans une aventure qui nous fera explorer des horizons divers. Le but sera de mettre en commun nos découvertes afin qu’ensemble nous constituions un trésor de connaissances issu de nos expériences de vie. Chacun de nous tirera ensuite, de ce trésor, les richesses dont il n’avait pas idée, qui lui seront bénéfiques pour aller plus loin, plus haut dans son humanité. En espérant que ce partage vous soit fructueux.



Introduction

Steve JOBS (1955-2011) patron d’Apple, décédé prématurément d’un cancer à 56 ans a écrit peu avant sa mort que les six meilleurs médecins au monde sont :
1) La Lumière du soleil
2) Le Repos
3) L’Exercice
4) Le Régime
5) La Confiance en soi
6) Les Amis

Gardez-les, nous dit-il, à tous les stades de la vie. Ce qui est dommage c’est d’y penser quand on va partir… avant c’est mieux.

Les six prochains articles vont reprendre point par point les six éléments énoncés par Steve JOBS. Chacun d’eux nous donnera matière à réflexion pour fortifier notre expérience de vie humaine.
Partons donc ensemble à la recherche de cette valeur indispensable et mystérieuse, base de toute vie humaine.

Peut-être trouverons-nous un dénominateur commun qui puisse être utile pour simplifier et orienter notre vie quotidienne vers l’essentiel ?
La perle de grand prix, serait-elle l’amour, l’amitié ? De quel Amour, de quelle Amitié s’agit-il?
Peut-être de ceux qui sont forts, forts comme la mort… ? Partons, nous verrons !
Avec le huitième article je tenterai de faire une synthèse pratique de notre réflexion-partage.

Je vous remercie pour votre attention.

Commençons donc par quelques citations d’auteurs très connus pour lancer le mouvement de notre réflexion.


Le soleil

1er médecin : LA LUMIÈRE DU SOLEIL

1) D’abord quelques lignes poétiques de Jacqueline-Frédéric FRIE

Tu te tiens dans l’ombre
A toi vient la lumière
Du fond de la nuit
Dans ton cœur ébloui.

2) Rudyard KIPLING
Dans son ouvrage « Just so stories » nous dit :

« Je garde six fidèles serviteurs. Ils m’ont enseigné tout ce que je sais. Leurs noms sont Quoi, Où et Quand, Comment, Pourquoi et Qui. »

3) Marguerite YOURCENAR, première femme écrivaine admise à l’académie française écrit dans l’un de ses romans :

« L’homme complet se doit d’être philosophe, médecin et alchimiste »

Philosophe pour comprendre avec raison et intelligence le monde qui nous entoure.
Médecin pour prendre soin de la santé du corps, le protéger et défendre la vie qui l’habite.
Alchimiste pour envisager la réalité spirituelle, et sa dimension mystérieuse, voire-même miraculeuse parfois, dépassant les limites de la physique et de la science explicables.

Remarque : « La lumière dans toutes les cultures est associée à la connaissance »

QUOI ?

Première constatation : la lumière du soleil influence notre bonne humeur, son absence nous rend bougons. La lumière naturelle nous provient, des étoiles, et des planètes. La lune, satellite de la terre, ainsi que toutes les planètes du système solaire réfléchissent sa lumière. Le soleil est une étoile naine jaune qui produit sa lumière et sa chaleur dans le système planétaire qui l’entoure. D’après des calculs savants, il brûle son hydrogène (H2=74% ; son hélium: He=24% + quelques éléments lourds). Il arrivera à la fin de son stock dans cinq milliards d’années. Son action est assurément propice à la vie sur terre… et pour l’instant… rien que sur terre (Photosynthèse végétaux et productions d’O2). Sur le plan scientifique nous savons aujourd’hui que la lumière est une onde électromagnétique qui se propage en ligne droite et qu’elle est constituée de corpuscules qu’on appelle photons, qui n’ont pas de masse, et se déplacent dans le vide à environ 300.000 Km/s. Nous percevons et interprétons, par des couleurs, une bande de longueur d’onde entre 380 et 780 nm, allant des ultra-violets aux infra-rouge, tous deux non visibles. C’est ce qu’on appelle le spectre de la lumière qui forme les couleurs de l’Arc-en-ciel.

OÙ et QUAND ?

Le soleil se situe dans la « Voie lactée » il fait partie des étoiles de notre Galaxie qui en compte des milliards. Les distances entre ces étoiles se comptent en années lumières (Alpha du centaure, la plus proche, est à 4 années-lumière). La science a établi que le soleil serait né il y a environ quinze milliards d’années lors d’un « Big Bang ! » ou explosion originelle qui lui aurait donné naissance. Elle nous apprend que l’Univers entier ne cesse d’être en expansion et qu’il est constitué de milliards de galaxies.

POURQUOI et COMMENT ?

En quoi la lumière du soleil est-elle bénéfique à notre vie ? Je vous propose de trouver quelques réponses à cette question en prenant le problème à l’envers.
Quelle serait notre situation sans cette lumière ? Nous serions plongés dans un noir total, un froid glacial, il n’y aurait pas de jour, pas de séparation entre le jour et la nuit. Nous ne saurions pas quand nous mettre en activité ou en repos. Nous n’aurions pas de biorythme circadien (24 heures) indispensable à notre vie biologique animale.

Qu’est-ce que ce rythme circadien, responsable de notre horloge biologique ?
Si pas de clarté, pas de possibilité de voir, de nous diriger, d’utiliser correctement nos cinq sens. Nous serions dans l’impossibilité de nous donner un objectif et de nous mouvoir avec précision dans l’espace. La végétation, les animaux, les mammifères dont nous faisons partie, ne vivent pas sans lumière solaire. Nous ne verrions aucune couleur. Les fonctions biochimiques de nos cellules ne pourraient pas s’effectuer dans notre organisme.

L’homme vivant, dont la température interne est de 37°, produit de la lumière Infra Rouge (>750 nm). La lumière solaire lorsqu’elle traverse notre corps nous permet de fabriquer des hormones comme la mélatonine, indispensable à notre sommeil (épiphyse). La sérotonine, et la dopamine, règlent notre activité et notre humeur. Le manque de sérotonine donne des fringales de sucres et de lipides, qui nous feraient prendre du poids. Nous soignons de nombreuses maladies grâce à la luminothérapie : (convalescence, dépression, cicatrisation, immunité, cancer de la peau, de la prostate). Les UV (UVA, UVB, UVC) soignent des maladies de peau comme le psoriasis, l’eczéma ou le vitiligo. La lumière solaire avec les (UVB=200nm)) est la principale source de vitamine D qui permet de fixer le calcium et le phosphore dans nos os et nos dents. Les UVA produisent leur effet bonne mine mais attention aux cabines de bronzage (vieillissement, brûlures et cancer de la peau). La bonne dose d’exposition est de 20_30 mn/jour. Les UVC sont fort heureusement arrêtés par la couche d’ozone qui nous protège des mutations génétiques qui se produiraient si nous y étions exposés. La lumière laser cautérise les tissus chirurgicalement (bistouri laser etc…)

QUI ?

La lumière est un mystère. Nous devons le reconnaître. Ce que nous en connaissons équivaut à la partie émergée de « l’iceberg », restent les 9/10 à découvrir. Dans nos représentations, nos images, elle possède un caractère, elle est symboliquement parlante, au point d’évoquer des vertus, des valeurs proprement humaines voire même divines. Ces réalités sont plus difficiles à cerner peut-être car il nous faut faire appel à notre intuition, à notre capacité de concevoir le spirituel. La lumière nous invite à nous déplacer dans la dimension poétique.
Commençons simplement en recherchant des qualificatifs que nous associons couramment à la lumière dans notre quotidien.
Voici quelques exemples : On dit que la lumière du jour est douce, pâle, faible, terne, blafarde, triste, crue, brillante, éclatante, intense, éblouissante, aveuglante, jaillissante, irradiante, étincelante etc…
Nous parlons de sa fulgurance, de sa rapidité, de sa vitesse ; de sa capacité à nous aider à discerner, le vrai du faux. Ex : lorsqu’on fait le test lumière pour un vase: (Sine cera = sans cire = sincère).
Elle est souvent liée à nos expressions émotionnelles. Elle chasse nos ténèbres. Elle éclaire notre sentier, nous aide à discerner, illumine notre intelligence. Nos yeux peuvent briller de lumière et de joie. Nous venons à la lumière en naissant. Elle nous soigne, nous guérit, cicatrise nos plaies, nous console. Nous la considérons comme symbole de vérité, de justice, capable de dévoiler nos intentions, celui des nations. Elle combat nos zones d’ombres, notre ignorance, fait reculer l’obscurantisme. Elle est capable de langage en délivrant un message (morse). Nous l’utilisons même pour donner un prénom à nos enfants (Luc, Lucie). Elle est liée étroitement à la vie. Elle donne la vie à tous les vivants (photosynthèse). Nous lisons dans le prologue de Jean que la vie est la lumière des hommes…

En conclusion :
La lumière nous venons de le voir est une réalité complexe, insaisissable. Sa dimension spirituelle nous projette dans l’invisible, l’inconnu. Elle occupe une place importante dans notre vie. Ses effets bienfaisants, physiques, moraux, spirituels s’appliquent gratuitement dans les trois dimensions de notre vie humaine. Elle est un don précieux de la nature. Ainsi nous pouvons honnêtement et humblement reconnaître qu’elle fait partie de ces réalités tangibles et transcendantes dans le même temps. Son mystère reste à dévoiler, et nous avons à peine ébauché sa connaissance.
Qui se cache derrière la lumière ? Serait-ce une forme d’Amour ?
Quoiqu’il en soit nous pouvons être reconnaissants et exprimer notre gratitude pour son existence, même si nous ne savons pas à qui nous la devons vraiment.

Voici une citation tirée de la Bible qui terminera avec justesse et sagesse ce propos. Dans l’Ecclésiaste 11,7-8 nous pouvons lire :

« La lumière est douce et il est agréable pour les yeux de voir le soleil. Si donc quelqu’un vit beaucoup d’années, qu’il se réjouisse de chacune d’elles, et qu’il se rappelle que les jours de ténèbres seront nombreux : tout ce qui arrive n’est que futilité. »


Femme qui dort

2ème médecin : LE REPOS

«Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses : ils deviendront sages».

Toute notre société occidentale est orientée vers la productivité, l’efficacité, et le profit, il est presque culpabilisant de dire à notre entourage que nous allons nous reposer. Se reposer n’est pas bien vu. Dans ce propos nous allons essayer de montrer que le repos est une « Béatitude » à part entière pour l’homme d’aujourd’hui. Lorsque nous le négligeons et lorsque nous ne l’organisons pas, nos vies deviennent parfois si trépidantes que nous avons du mal à gérer notre équilibre physique, émotionnel, moral et spirituel. Le manque de repos est vraiment préjudiciable à notre santé. Commençons donc par envisager le repos, en nous posant nos questions habituelles. Le Repos : Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment, et enfin Qui ?

QUOI ?

Nous pourrions dire que le repos se manifeste lorsque nous cessons notre activité. Dans ce mot repos nous entendons, poser, changer de posture, passer de debout à assis, ou encore s’allonger pour faire une sieste et dormir un moment, ou toute la nuit. Le repos est lié à notre rythme biologique circadien. Nous ne sommes pas tous égaux. Certains d’entre nous ont une grande vitalité, et en ont moins besoin que d’autres en quantité. Le repos manifeste que nous avons besoin d’un temps de restauration de notre corps. C’est le sommeil qu’il engendre qui est réparateur. Si nous faisons une sieste cela nous aidera dans la digestion, calmera le rythme des battements de notre cœur, fera baisser la tension artérielle et veineuse. Lorsque nous dormons, ce repos, apparemment physique, met en route les fonctions végétatives de notre corps et nous fait passer dans le monde du rêve. Nous vivons dans le sommeil 1/3 du temps de notre vie. Le repos est réparateur, il restaure nos forces physiques musculaires et rafraichit notre mental. Il apaise notre système nerveux et renouvèle notre désir de relations avec les autres. Sa vertu principale est de nous ôter toutes sortes de fatigues.

Où et QUAND

Pour nous reposer il est, le plus souvent, nécessaire de nous isoler, de changer de cadre de vie, de couper avec le travail, de nous poser dans un environnement apaisant propice au relâchement, dans un endroit où nous nous sentons en sécurité. Le repos ne s’accommode pas avec le bruit. Il faut du silence pour bien se reposer (éviter les fonds sonores et les lumières bleues de nos télévisions et de nos ordinateurs, et parfois le contact prolongé avec des personnes épuisantes.). Bref vous m’accorderez qu’il est nécessaire de ménager dans nos emplois du temps de la : « Vacance Reposante », quotidienne, hebdomadaire, et bien sûr, périodique. Tous les deux-trois mois, il est bon de renouer, dès que possible, le contact avec la nature pendant quelques jours car elle nous permet d’entrer dans le repos.
Prendre ce temps de repos pour soi relève de la Sagesse. Non, vous n’êtes pas égoïste ou fainéant en disant à ceux qui vous entourent que vous avez besoin de changer d’air, de vous ressourcer intérieurement, pour récupérer vos forces physiques et morales. Vous n’en reviendrez que plus disponibles, joyeux et efficaces pour assumer vos responsabilités quotidiennes.

Le Repos POURQUOI ?

Je dirai : parce qu’il nous permet de rester humains et en bonne santé mentale, physique et émotionnelle. Nous pouvons le constater dans notre société où tout va trop vite. Nous subissons toutes sortes de pollutions : atmosphérique, sonore, économique. Tout est axé vers la rentabilité, la consommation. Nous négligeons ce repos salutaire en déréglant nos rythmes biologiques par des excès en tous genre. Nous voyons toutes sortes de situations abusives qui mènent certains d’entre nous vers la dépression, les angoisses, l’épuisement nerveux et physique, les ruptures familiales, le divorce. Ne pas se reposer, c’est ouvrir la porte à toutes sortes d’addictions : à l’alcool, à la cigarette, aux jeux d’argent, au sexe, etc… Exemple : travailler plus pour gagner plus ; prolongement des périodes de travail de nuit qui dérèglent l’horloge biologique de nos organismes : les trois huit, (gardiennages, transports routiers). Le travail des personnels des grandes surfaces, des restaurants, des hôtels que l’on fait travailler tous les week-end et souvent dans des conditions d’esclavagisme où il est impossible de se reposer. Les Français, malheureusement, détiennent le triste record de la consommation des médicaments antidépresseurs, et contre l’insomnie et l’anxiété.

Le Repos COMMENT ?

Pour se reposer, il nous faut avoir compris son incontournable nécessité. Il est non seulement vital mais c’est lui qui nous permet d’apprécier la vie, de la goûter paisiblement, joyeusement. Le repos demande une discipline. Pour qu’il soit de bonne qualité, il requière l’obéissance à des règles qui sont de l’ordre du bon sens. L’homme doit se reposer correctement tous les jours, (après effort physique ou intellectuel intense), toutes les semaines, et même périodiquement en suivant le rythme des saisons. Il doit se mettre à l’écart, chercher le silence, y veiller en écoutant la fatigue de son corps. Il ne doit pas se sentir coupable lorsqu’il s’octroie son moment de repos.
Se reposer n’implique pas que nous devions le faire uniquement à travers le sommeil. Nous pouvons nous reposer physiquement et mentalement à travers certaines activités. Un travail lent, répétitif est propice au repos et au renouvellement de nos forces. Ex : marcher, cuisiner un bon plat, laver la vaisselle, tricoter, peindre, lire, méditer, laisser aller son imagination, sa créativité, par la relaxation-respiration, en se faisant masser, ou encore dans un partage sexuel harmonieux.

Le Repos QUI ?

Cette question reste la plus difficile. Mais cela ne nous empêche pas de l’affronter, n’est-ce pas ?
Après ce que nous venons de voir, je crois que nous pouvons tomber d’accord pour dire que le repos est un bienfait pour la vie humaine. J’irai même jusqu’à dire, que comme la lumière, le repos peut être considéré comme un don vital pour notre santé physique, morale et mentale. Ainsi le Repos fait partie des dons que nous avons reçus pour vivre. Il doit, comme la lumière, être accepté dans sa dimension salutaire. Nous rencontrons tous, autour de nous, des personnes qui ne savent pas se reposer, des personnes qui semblent pris dans la spirale infernale d’un activisme effréné. Ils sont happés par un tourbillon, de tâches et d’obligations, de devoirs pressants, qu’ils se sont le plus souvent imposés à eux-mêmes. Or ce manque de repos générant toutes sortes d’inquiétudes et d’angoisses devient dangereux pour l’équilibre nerveux et mental. La maladie d’Alzheimer est d’ailleurs devenue l’un des fléaux parmi les plus préoccupant et triste de nos sociétés occidentales.

Qui donc se cache derrière la réalité du Repos ? L’histoire ancienne de notre humanité peut nous éclairer considérablement. L’évènement qui en parle date d’environ 3500 ans. Nous le trouvons dans le décalogue, ou encore appelé, les dix paroles adressées au prophète Moïse sur le mont Sinaï, à l’intention du peuple d’Israël. Il y est dit : «Garde, observe, pratique le jour du Sabbat (ou du Repos). Tu ne feras aucun ouvrage ce jour-là».
En étudiant de plus près ce passage, nous découvrons vite que ce Repos prescrit avait pour intention de raviver, de manière hebdomadaire, la mémoire d’une libération de l’esclavage, et de la servitude que ce peuple a vécue en Egypte. Ainsi donc, si nous transposons, nous pouvons dire que le repos hebdomadaire, nous arrache à l’esclavage dans lequel nous enfermerait le travail si nous n’observions pas ce Repos.

Cette loi du Repos est donnée à l’homme pour son bonheur. Avec le Repos l’homme qui arrête son ouvrage à la fin d’une semaine d’effort a la possibilité de jouir et de se réjouir avec sa famille d’un temps de détente récupérateur. Dans le même temps il peut donner du sens à son activité. L’esprit libre, il peut goûter au fruit de son travail, se projeter pour améliorer et rendre celui-ci encore plus fécond. Enfin ce temps de repos est une occasion de rencontrer dans une relation d’amour ceux qui l’entourent. C’est en cela que le repos trouve son lien avec l’Amour. Enfin pour ceux d’entre nous qui sont croyants, ils trouveront l’occasion de rendre grâce et d’être reconnaissant pour la bénédiction donnée et accueillie à travers le Repos.


L'exercice

3ème médecin : L’EXERCICE

Nous voici à la troisième recommandation médicale indispensable à une vie bonne et saine.

Parmi les ingrédients nécessaires au bonheur de l’homme, outre celui de la lumière et du repos, il y a l’exercice. Celui-ci nous permet d’entrer dans une activité qui nous relie au monde qui nous entoure. En naissant nous avons tous reçu le cadeau du mouvement, de la vie, et de l’être. En effet, l’exercice, élément intimement associé au mouvement, est le propre du vivant.

Quand plus rien ne bouge dans un corps, nous sommes morts. Mais par l’exercice, le mouvement, nous permet d’exister en ce monde des vivants. A ce stade de notre réflexion, remarquons que la lumière, le repos et l’exercice sont tous trois des dons ou cadeaux reçus à la naissance comme des biens pour notre vie. Or tous les êtres vivants ont également besoin d’amour pour vivre. De là à en déduire que la lumière, le repos, et l’exercice, sont des dons d’Amour, il n’y a qu’un pas… !

C’est QUOI, l’exercice ?

La racine « ex » nous en donne une indication. L’exercice nous sort de notre vie interne et/ou intérieure pour nous projeter dans une action qui se passe à l’extérieur, dans le monde.

Le reste du mot « esercito », en latin, vient du vocabulaire militaire signifiant : « Armée ». L’exercice évoque donc une action exécutée avec ordre, rigueur, précision, et endurance (cf. 1 Cor.9,24-27). L’exercice ne s’adresse pas uniquement à notre dimension physique. L’effort requis par l’exercice met en œuvre les trois dimensions de notre existence : le corps avec nos muscles, bien sûr, mais également nos pensées que nous pouvons traduire en action, et enfin notre conscience morale qui a besoin d’être exercée à un discernement de valeurs, de vertus. Ce type d’exercice éthique, si nous le faisons, nous aidera dans nos choix de vie. Exercer notre conscience est donc un travail pour toute notre vie durant.

Où et QUAND l’exercice ?

Partout où nous devons organiser notre vie autour de nous et avec les autres.
Partout où l’on attend notre service. Dans nos maisons dans nos tâches domestiques et familiales.
A notre travail avec nos responsabilités, en utilisant le savoir-faire que nous avons acquis et pour lequel nous nous sommes formés, souvent avec beaucoup d’assiduité, d’efforts et de discipline. De plus, nous nous devons à nous-mêmes de garder la vigueur, la souplesse, l’habileté et les capacités relationnelles de notre corps en fortifiant notre santé.

En clair, il nous faut prendre le temps nécessaire pour soigner notre corps. Il est vital de nous ménager des temps de repos et des temps de liberté avec ou sans activité musculaire.

Nous ne négligerons pas les activités culturelles artistiques ou manuelles qui nous correspondent et dans lesquelles nous puisons du plaisir. Bien souvent une discipline rigoureuse sera nécessaire pour faire entrer tous ces paramètres dans notre emploi du temps. Le risque serait de manquer de discernement et de nous laisser déborder par la multiplicité des tâches, par la fatigue et l’épuisement qui menacent notre équilibre nerveux et moral.

Le bon moment de l’exercice doit être choisi en fonction de notre rythme de vie en veillant à notre équilibre veille-sommeil. Nous devons être à l’écoute de notre biorythme en évitant de brûler la chandelle par les deux bouts. Cultivons donc notre discernement. N’hésitons pas à demander des conseils pratiques auprès de personnes de confiance qui ont fait leurs preuves dans des conditions similaires. Utilisons les réservoirs de connaissances et sagesses que nous pouvons puiser dans nos lectures et certaines œuvres artistiques, en particulier celles du 7ème art (le cinéma), un bon moyen de joindre l’utile et l’agréable.

L’Exercice POURQUOI et COMMENT ?

Notre corps est un, il forme une unité, tout en ayant une multitude de parties en lien solidaire les unes avec les autres. Chacune d’elle joue son rôle, sa fonction, afin que tout l’édifice soit bien coordonné et permette l’utilisation harmonieuse et efficace de ses capacités physiologiques. Nos mouvements doivent donc être adaptés mécaniquement au fonctionnement physiologique de nos articulations et de nos muscles. Cela permet de maintenir un équilibre métabolique optimum de chacun des systèmes de notre organisme.

Car le corps doit être entraîné régulièrement, de manière tonique et souple permettant le maintien de la polyvalence de nos actions.

Comme nous l’avons vu, tout exercice demande une gestuelle physique ou encore un entraînement rigoureux et discipliné. C’est pourquoi il est bon d’avoir un guide avisé à la fois sur le plan physique et mental. Lorsque l’activité physique ou gymnastique s’adresse à des groupes humains aux besoins différents il est nécessaire d’adapter les exercices, en intensité, en quantité ou encore en qualité du travail demandé.

Conclusion de la 3ème rencontre :

Méditation sur « l’Exercice » QUI ?

Qui se cache derrière l’Exercice ?

Je commencerai ma réflexion avec deux citations que l’on peut lire en (1Ti 4,8) et en (2Col,23). En substance, elles disent :

1) « Exerce-toi plutôt à la piété ; l’exercice corporel, en effet, est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout : elle a la promesse de la vie pour le présent et l’avenir ».

2) L’exercice nous place souvent sous la contrainte de prescriptions légales que nous nous imposons à nous-mêmes : ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas… ou pour reprendre une expression du jour : fais-pas ci, fais-pas ça… toutes choses destinées à périr par l’usage qu’on en fait ! Il s’agit de commandements, d’enseignements humains qui ont, il est vrai, une apparence de sagesse – culte volontaire, humilité et rigueur pour le corps – mais qui n’ont en effet aucune valeur et ne contribuent qu’à la satisfaction de la chair.

Que peut donc-être cette piété utile à tout ? Partons de cette pensée : « La piété, contrairement à ce que nous pourrions croire de prime abord, n’est pas un courant culturel religieux, elle est avant tout, une disposition du cœur. Son utilité est de nous tourner vers la bienveillance et la vie ».

Ainsi, pour être utile et nécessaire, l’exercice qu’est la piété, nous oriente vers ce désir spirituel présent en chacun de nous. Ce désir naît de l’aspiration la plus profonde de notre existence. Il rejoint cette conviction que le seul exercice qui vaille la peine est celui qui nous met en marche vers notre « Bonheur ». Nous sentir vivants est un bonheur simple qui jaillit de notre ouverture au monde et à la vie. Ce bonheur, ne naît-t-il pas dans l’expression d’un cœur bien disposé ? Souvent il nous arrive de découvrir cette réalité dans un paradoxe. Voltaire, à son sujet, disait : « Le bonheur est souvent la seule chose que l’on puisse donner sans l’avoir et c’est en le donnant qu’on l’acquiert ».

Reste à savoir où placer la valeur du « Bonheur ». Comme je le disais, la dernière fois, nous pouvons nous appuyer sur des formules telles que : « Là où est ton trésor là aussi est ton cœur. Le bonheur c’est notre cœur qui le ressent. Pascal l’a dit : « le cœur a ses raisons que la raison ignore ». De plus, en tant qu’êtres sociaux, paix et bonheur vont ensemble. Il s’agit alors de : « ne pas faire aux autres ce que nous n’aimerions pas qu’on nous fasse » ; ou encore, de manière plus active : faire aux autres ce que nous aimerions qu’on nous fasse.

Enfin le bonheur possède sa part intime. Chacun de nous le conçoit différemment.
Contrairement à notre devise Française qui clame le bonheur en nous mettant tous dans le même moule : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Cette formule, belle certes, colle peu à la réalité… Si vous vous souvenez, nous nous sommes permis de la nuancer dans son ordre et dans ses termes.

a) Pour ma part disais-je, la Fraternité doit primer. Elle est, à mon sens, la base de l’édifice sur lequel l’humain se construit : lisons « Fratelli tutti ». En effet, il suffit de réaliser que le monde est devenu un petit village. La considération respectueuse de nos différences, qu’elles soient raciales, culturelles, ou sociales doit aller au-delà de la simple tolérance, sans quoi aucun homme ne peut devenir le frère de l’autre. L’autre comme Soi-même, ou encore, Soi-même comme un Autre. N’est-ce pas là une nouvelle façon d’interpréter le fameux : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ?

b) Ensuite nous avions trouvé plus judicieux de parler d’équité plutôt que d’égalité. L’égalité nous uniformise alors que l’équité prend en compte ce besoin humain d’être considéré dans la particularité et la dignité de notre personne. Nous ne sommes pas des robots sans identité personnelle et, nous ne sommes pas non plus, des soldats portant uniforme et étiquette. Selon le philosophe Paul RICOEUR, une société égalitaire, est une société condamnée à la violence, car les comparaisons et les jalousies ne manqueraient pas de se produire. En fait, notre épanouissement réside dans cette joie de partager bonheur et liberté avec notre semblable, ce frère en humanité.

c) Enfin la liberté : elle est le cadeau le plus beau et le plus précieux que nous pouvons nous offrir les uns aux autres. Si je fais de la liberté d’autrui la chose la plus sacrée pour moi, je me rends vite compte que la liberté de mon frère dépend de moi et que ma liberté dépend de la sienne. Oui ! la liberté ne peut exister sans notre responsabilité mutuelle consentie et offerte tour à tour. Ne l’oublions pas : Être vraiment libre, c’est de pouvoir choisir nos contraintes avec joie !

Voici donc la nouvelle devise philosophique et patriotique que je vous propose d’adopter :

« Fraternité – Équité – Liberté joyeuse et responsable ».

Avant de terminer, je veux ici rappeler notre réflexion sur le Moi et le Soi.

Le Soi comporte le grand avantage de nous décentrer de notre égo. Il tempère notre Moi pour le rendre aimable à ceux qui nous côtoient. Il nous emmène vers la découverte de notre identité vraie et personnelle, but et sens de toute vie humaine. Le « Soi » nous met devant les questions : Qui suis-je ? d’Où je viens ? Où vais-je ? Notre Soi est la dimension vertueuse de notre Être. Il nous tourne sans cesse vers le beau, le bien, le vrai. Il atteste, en nous, que ce qui est Humain est en même temps Divin. Il est le moteur de notre conscience. « Le Soi », nous équilibre et empêche notre « Moi » de sombrer dans l’orgueil. Avec la lumière, le Repos, l’Exercice, le Régime nous aidons notre Moi à s’épanouir au contact de nos semblables. Mais Le « Soi » doit se former en nous. Il prend Vie à travers le travail de toute une vie. Il montre qui nous sommes en vérité… C’est pourquoi je vous ai invité à réfléchir au mystérieux message inscrit dans votre prénom. Celui que nous avons reçu à notre naissance, sans l’avoir choisi. Il est une piste qui peut mener à votre « Moi véritable », celui que l’on ne peut maquiller. « Moi véritable=Soi ».

Conclusion :

Derrière l’exercice se cache peut-être l’Auteur du « Bonheur ». Remarquons que nous jouissons de la Lumière, du Repos et de l’Exercice gratuitement. Tous ces dons immatériels sont bénéfiques. L’influence qu’ils ont sur notre corps, notre âme, et notre esprit sont à la source de notre bien-être. Peut-être sont-ils également à la source de notre bonheur ? Vie et Vivants en ont besoin et en dépendent !

Au fond, il n’y a peut-être qu’un seul Exercice à retenir: Celui que l’abbé Pierre a fait inscrire en épitaphe sur sa tombe : « J’ai essayé d’Aimer ».

L’Amour, serait-il notre Exercice à chacun et à tous ?

Exerçons-nous à Aimer !


4ème médecin : Le RÉGIME pour notre Santé

Introduction

Je commencerai cette réflexion en citant le titre du livre du Dr. Henry G. BIELER :
« Les Aliments sont vos meilleurs remèdes »
Ainsi que le livre d’un ostéopathe sur l’importance des organes qui gèrent la digestion de nos aliments : « Le ventre, notre deuxième cerveau ». Nos organes digestifs sont-ils en mesure de bien gérer la digestion de ce que nous ingérons ?
Dans le cadre de notre réflexion, à partir du message livré par Steve JOBS, nous allons envisager le bien-fondé de son affirmation : « Mangez vos aliments comme médicaments. Sinon, vous devez manger des médicaments comme nourriture. »
Si les Aliments sont nos meilleurs remèdes, nous avons là une piste fort intéressante pour nous aider à discerner, dans la multiplicité des solutions proposées, vers quels aliments diriger nos choix. La solution existe-t-elle pour que notre corps garde son poids idéal, pour qu’il soit robuste, performant, et que son équilibre biologique ne soit jamais pris en défaut ?

Il est vrai que, ces dernières décennies, la science diététique a réalisé de grands progrès. Nous pouvons savoir, aujourd’hui, quels aliments naturels nous sont nécessaires pour satisfaire à notre santé. Beaucoup de compléments alimentaires nous sont vendus dans le commerce qui cherchent à venir au secours de nos carences métaboliques. En outre, et quotidiennement, des slogans publicitaires nous disent de « manger et bouger ». Ils garantissent notre santé si nous avons une activité physique régulière et si nous consommons au moins cinq fruits et légumes par jour. Aujourd’hui, il est regrettable de ne pas faire appel au simple bon sens d’un savoir accumulé depuis des millénaires, pour diriger nos choix alimentaires. Nos pratiques culinaires ancestrales, culturelles, sportives, suffisent bien souvent à satisfaire ce qui doit, toujours, rester un plaisir : Manger, bouger sainement et simplement avec modération ! Je termine ce préambule en citant la maxime que nous connaissons tous : « Il faut manger pour vivre et ne pas vivre pour manger ». Elle sera notre « Garde-fou ».

Le Régime QUOI ?

Cherchons ensemble quelques mots pour l’évoquer.
Régime contient la racine règle. Il évoque : règlementation, régulation, réduction, restriction, répartition équilibrée. Lorsque nous nous nourrissons, il est nécessaire de régler quantitativement et qualitativement nos aliments.
Pour illustrer de manière plus vivante, ce QUOI du régime, je vous propose la lecture du texte biblique dans le livre de DANIEL au ch.1, V1-21.
Daniel est un jeune homme de 16-17 ans issu d’une famille noble en Israël. L’histoire a lieu en 606 av. JC : Le Roi de Babylone Nabuchodonosor vient de prendre la ville de Jérusalem après l’avoir assiégée. Il décide comme c’était la coutume à l’époque d’emporter avec lui tout un contingent de jeunes gens beaux et sains pour les utiliser à son service, comme esclaves attitrés dans sa cour.

Lecture du texte ci-dessous :  « Les enfants hébreux à la cour du roi Nabuchodonosor »

1 En l’an III du règne de Joiaquim, roi de Juda, Nabuchodonosor, roi de Babylone, s’en vint à Jérusalem et l’investit. 2 Le seigneur livra entre ses mains Joiaquim, roi de Juda, ainsi qu’une partie des objets du Temple de Dieu. Il les emmena au pays de Shinéar et déposa les objets dans le trésor de ses dieux. 3 Le roi dit à Ashpenaz, chef des eunuques, de prendre d’entre les gens d’Israël quelques enfants de race royale ou de grande famille : 4 ils devaient être sans tare, de belle apparence, instruits en toute sagesse, savants en science et subtils en savoir, aptes à se tenir à la cour du roi; Ashpenaz leur enseignerait les lettres et la langue des Chaldéens. 5 Le roi leur assignait une portion journalière des mets du roi et du vin d sa table. Ils seraient éduqués pendant trois ans; après quoi, ils auraient à se tenir devant le roi. 6 Parmi eux se trouvaient Daniel, Misaël et Azarias, qui étaient des Judéens. 7 Le chef des eunuques leur imposa des noms: Daniel s’appellerait Baltassar, Ananias Shadrak, Misaël Meshak, et Azarias Abed Nego. 8 Daniel, ayant à cœur de ne pas se souiller en prenant part aux mets du roi et au vin de sa table, supplia le chef des eunuques de lui épargner cette souillure. 9 Dieu accorda à Daniel de trouver auprès du chef des eunuques grâce et miséricorde. Mais le chef des eunuques dit à Daniel: « Je redoute Monseigneur le roi, il vous a assigné chère et boisson et, s’il vous voit le visage émacié plus que les enfants de votre âge, c’est moi qui, à cause de vous, serai coupable aux yeux du roi. » 11 Daniel dit alors au garde que le chef des eunuques avait assigné à Daniel, Ananias, Misaël, et Azarias: 12  » Je t’en prie, mets tes serviteurs à l’épreuve pendant dix jours: qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire. 13 Tu verras notre mine et la mine des enfants qui mangent les mets du roi, et tu feras de tes serviteurs selon ce que tu auras vu. » 14 Il consentit à ce qu’ils lui demandaient et les mit à l’épreuve pendant dix jours. 15 Au bout de dix jours, ils avaient bonne mine et ils avaient grossi plus que tous les enfants qui mangeaient des mets du roi. 16 Dès lors, le garde supprima leurs mets et la portion de vin qu’ils avaient à boire et leur donna des légumes. 17 A ces quatre enfants Dieu donna savoir et instruction en matière de lettres et en sagesse. Daniel, lui, possédait le discernement des visions et des songes. 18 Au terme fixé par le roi pour qu’on les lui amenât, le chef des eunuques les conduisit devant Nabuchodonosor. 19 Le roi s’entretint avec eux, et dans le nombre il ne s’en trouva pas tels que Daniel, Ananias, Misaël et Azarias. Ils se tinrent donc devant le roi 20 et, sur quelque point de sagesse ou de prudence qu’il les interrogeât, le roi les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et devins de son royaume tout entier. Daniel demeura là jusqu’en l’an I du roi Cyrus.

Ce texte illustre bien l’importance de ne pas soumettre notre corps à n’importe quelle nourriture. En particulier celle qui charge notre organisme au niveau de la digestion et de l’élimination de déchets toxiques, l’obligeant à solliciter de manière excessive nos organes : Foie, pancréas, reins, intestins. Il illustre également l’importance d’un entraînement physique régulier. La perte de santé et de forme physique – obésité à la clé – est très rapide si nous nous livrons à la paresse et à des excès de nourriture trop riche.

Nous devons particulièrement veiller à la quantité et à la qualité de notre nourriture, en considérant notre âge, les faiblesses qu’avec le temps nous avons repéré en apprenant à mieux nous connaître. Bien se connaître en évitant ce qui nous est préjudiciable est un grand atout pour notre bien-être, notre longévité et notre acuité physique et mentale.
Comme le disait MONTAIGNE, en mettant en scène son célèbre GARGANTUA, il s’agit pour chacun de nous d’éviter tous les excès en cultivant le : « Mens Sana in Corpore Sano » traduit par : « Un esprit sain dans un corps sain ».

Le Régime OÙ ?

Là où nous vivons dans les conditions qui sont les nôtres et en nous organisant en faisant notre marché et dans notre cuisine pour préparer sainement nos aliments.

Le régime QUAND ?

Au quotidien en prenant soin de manger à des heures régulières et en évitant de grignoter entre les repas. La digestion qui se fait de manière automatique et involontaire demande un gros effort interne à nos organes. Il est donc judicieux de permettre cette bonne digestion en réduisant notre activité physique après les repas. Un brin de sieste ( 20 à 30 mn. max) est une bonne habitude qui nous rend plus productifs. Les statistiques l’ont prouvé.

Le Régime COMMENT ?

C’est le point le plus important ! Pour le découvrir nous allons considérer trois axes de réflexion. C’est là qu’intervient le livre : « Le ventre notre deuxième cerveau ».
En ostéopathie on a coutume de dire que : « la loi de l’artère est reine ». Cela se comprend quand nous réalisons que tous les nutriments utiles à l’édification et à la réparation de notre corps sont acheminés par les vaisseaux sanguins et lymphatiques. Autrement dit, le sang et la lymphe qui circulent doivent pouvoir arriver sans encombre au contact de nos cellules qui réclament ces nutriments qui les constituent, et qui se débarrassent également des déchets du métabolisme emportés vers les reins et le gros intestin.

1) Le premier axe de notre attention va donc s’intéresser au bon état des différentes tuyauteries qui acheminent ces éléments réparateurs et défensifs de notre organisme.
La science a montré que les artères et les veines s’encrassent par des dépôts sur les parois qui proviennent du taux de mauvais cholestérol dans le sang.
Il y a deux types de cholestérol, le bon qui entretient nos vaisseaux ou « HDL » et le mauvais, le « LDL » qui les obstruent au point de provoquer les nombreux accidents vasculaires que nous connaissons. En ce qui concerne les veines et les lymphatiques, ces vaisseaux montrent des difficultés circulatoires lorsqu’ils sont soumis à des compressions locales dues aux stases, congestions circulatoires, et surcharges graisseuses.
Dans un souci pratique je résumerai le propos précédant par les conseils généraux suivants : évitons la consommation d’aliments à forte teneur en graisses saturées, le manque d’activité physique, et la surcharge pondérale.

Voici quelques bons conseils qui vous garderont du mauvais cholestérol (LDL). Les aliments à éviter, ou du moins, à consommer avec précaution et modération sont : les abats, la cervelle, les rognons, le foie, les ris, la langue, les jaunes d’œufs, les charcuteries grasses, les viandes rouges.
Certains fruits de mer : la tête des crustacés, les œufs de poissons, le foie de morue, les matières grasses d’origine animales, les crèmes, les fromages, les viandes grasses, la peau des volailles, les produits laitiers non écrémés. Bref, il nous faut réduire la consommation d’aliments riches en lipides et graisses saturées. En revanche, Il est bon d’utiliser des aliments riches en graisses insaturées : les huiles végétales fluides : colza, olive, associées à des aliments riches en fibres, légumes et fruits.

Données médicales : le bon rapport : Cholestérol total/Cholestérol HDL, doit être de 4.
Si HDL est inférieur à 0,4 g/l nous avons un risque accru de maladies Cardio-vasculaires.
Chez les 65-70 ans le HDL doit être supérieur à 0,35 g/l.

Les fruits et légumes qui font baisser le cholestérol :
Petits pois, céleri, haricots-verts, fruits rouges, fruits de la passion, Kiwis, poires, prunes.
Les aliments qui font baisser le cholestérol LDL :
Poissons maigres et gras : Sardines, thon, saumon, flétan, maquereau, fruits de mer,
Viandes maigres. Les féculents : riz, pâtes, pommes de terre (sans sauces).
Les céréales complètes : pain complet (son, seigle, pain de campagne).
Les fruits frais et compotes.

2) Le deuxième axe de notre attention est de veiller à ne pas mettre en difficulté notre corps et nos organes digestifs par des allergies ou intolérances alimentaires.
Il est souvent difficile d’établir un diagnostic réaliste d’un problème de digestion. Quelles sont ces allergies et intolérances alimentaires ?
On peut résumer ou définir l’allergie par un trouble métabolique qui se répercute à la peau ou sur certains de nos organes à la suite de l’ingestion d’aliments qui ne nous conviennent pas. De même l’intolérance serait une gêne, un inconfort lié à une catégorie d’aliments ou un aliment en particulier. Mais là où la médecine peut ne pas trouver la solution, il revient à la personne de creuser dans son alimentation pour trouver ce qui ne va pas. Autrefois, vivant plus proche de la nature, nous aurions possédé ce discernement de manière instinctive.
Mais aujourd’hui nous devons nous fier à la science, à notre raisonnement, et à nos sens moins aiguisés.

Quelques précisions médicales :

Le test médical approprié pour révéler la présence de toxines sanguines est le dosage IGE ; les Immunoglobulines E sont des anticorps produits par le système immunitaire en réponse à une agression extérieure. C’est une des cinq classes d’immunoglobulines (A, G, M, D, et E), elle est normalement présente dans le sang en très petite quantité. Ce test médical permet de quantifier les anticorps mis en action pour lutter contre un aliment ou un allergène particulier, acariens, plantes, substances iodées ou encore toxiques… De la simple démangeaison, à l’asphyxie, les réactions peuvent-être plus ou moins graves. C’est pour cela qu’il est important de consulter ou d’essayer par soi-même de pister ce qui pourrait être nocif dans notre quotidien. En effet, apprendre à se connaître soi-même est la tâche la plus difficile pour un être humain, d’autant plus que chacun de nous est unique dans sa réaction de défense immunitaire. Ce qui peut être un zéphir pour l’un, peut-être un aquilon pour l’autre.
Exemple pour le gluten : l’intolérance est beaucoup plus sournoise, car elle peut n’être que passagère dans le temps, dépendre de la quantité ingérée, et se manifester à plus ou moins brève échéance avec des conséquences dérangeantes, voire graves.

Il faut ainsi se faire à l’idée que le corps humain est non seulement constitué de chair, de sang, d’os et de muscles, mais aussi de tout un monde de bactéries, de virus et de champignons hébergés en quasi-totalité par l’intestin, véritable écosystème ! Ces dix dernières années, les recherches sur le sujet ont imposé l’idée du ventre comme « second cerveau ». Le système digestif est en effet doté de son propre système nerveux et interagit avec l’organisme au cours de la digestion. Coach du système immunitaire, notre ventre entretient des relations étroites et déterminantes avec le cerveau.

3) Le troisième axe de notre attention se portera sur l’encadrement musculaire de la cavité abdominale. En effet ces parois musculaires ont une importance capitale sur le bon fonctionnement de tout notre système digestif.
Au nombre de quatre, elles se comportent comme des pistons malaxeurs de nos organes digestifs. Nos organes sont comparables à des éponges que les pressions musculaires vident et remplissent tour à tour, permettant aux fluides sécrétés qui en sortent, de participer, chacun pour leur part, à la digestion des différents aliments.
Il nous faut donc, par des exercices physiques et musculaires appropriés, exercer ces muscles en veillant à leur tonicité et souplesse. Diaphragme, abdominaux, masse lombo-costale, et périnée travaillent d’un commun accord et en harmonie pour aider à la digestion. Une cavité abdominale qui manquerait de cette tonicité et de cette mobilité favoriserait la paresse intestinale et l’accumulation de graisses autour des organes, ce qui à la longue, provoque de nombreux effets néfastes générateurs de nombreuses maladies respiratoires, vasculaires et digestives.

Le Régime POURQUOI ou encore POUR QUOI ?

Il faut ainsi se faire à l’idée que le corps humain est non seulement constitué de chair, de sang, d’os et de muscles, mais aussi de tout un monde de bactéries, de virus et de champignons hébergés en quasi-totalité par l’intestin, véritable écosystème ! Ces dix dernières années, les recherches sur le sujet ont imposé l’idée du ventre comme « second cerveau ». Le système digestif est en effet doté de son propre système nerveux et interagit avec l’organisme au cours de la digestion. Coach du système immunitaire, notre ventre entretient des relations étroites et déterminantes avec le cerveau.
La déduction est facile après tout ce que nous venons de dire. Le but est de nous permettre de rester longtemps en bonne santé. Nous le savons, la santé est primordiale, puisque à toutes nos fêtes, nous nous la souhaitons toujours avant la prospérité.Ainsi, réguler notre alimentation nous empêchera de céder à la facilité des « Fast-food », aux ingestions de boissons trop sucrées, et aux sandwichs sur le pouce remplis de matières grasses saturées diverses. L’obésité de plus en plus fréquente des enfants de nos sociétés occidentales devrait nous alerter pour éviter cette dérive.

Enfin, le Régime QUI ?

Je vous propose d’y réfléchir ensemble à partir de textes tirés de la Genèse. Cela ne manquera pas de nous surprendre. Ces textes utilisent le langage du mythe. Je rappelle que les mythes racontent une histoire différente des écrits historiques scientifiques. Leurs propos ne sont pas de décrire la réalité des faits. Ils ne sont pas pour autant à négliger car ils nous permettent de saisir des vérités fondamentales sur notre condition humaine et sur notre manière de fonctionner dans l’imaginaire et les raisonnements de notre intelligence. Ils témoignent d’une sagesse ancestrale qui prend source dans nos intuitions poétiques. Voici les références des passages qui nous intéressent : Gn.1,29 ; Gn. 2,9 ; Gn. 3,1-7.

Ces textes nous disent, à deux reprises, que le régime alimentaire humain, à l’origine était constitué de céréales et des fruits qui poussaient en abondance dans le jardin où l’homme vivait. En ce temps-là, Il n’était pas question de tuer et de manger la chair des animaux que l‘homme gardait, et dont il devait prendre soin Gn.1,28.
En résumé, le régime de l’homme était exclusivement végétarien. Quant aux animaux leur régime alimentaire était exclusivement végétalien Gn.1,30. Toute herbe verte était leur nourriture.

Les choses changèrent du tout au tout après un évènement qui entraîna une rupture de relation entre l’homme et son créateur. En cause, le non-respect d’une mise en garde qui consistait à ne pas manger d’un seul arbre, celui qui donnait la connaissance du bon et du mauvais, sous peine de connaître la mort. Ce texte nous dit que l’humain se laissa séduire et tenter par la créature animale mystérieuse du serpent ancien qui les trompa pour les mettre en disgrâce vis-à-vis de YHWH son créateur. Dès lors l’homme dut cultiver la terre avec peine pour en tirer sa nourriture et la femme connut les douleurs de l’enfantement, et tous deux connurent la mort. Il serait intéressant d’étudier et de développer les péripéties que le texte décrit pour discerner dans cette tragédie de la transgression aux ordres divins, à quel point le créateur a fait preuve de sollicitude et d’attention aimante envers sa créature malgré la rupture relationnelle que l’homme a choisi délibérément de prendre.

Ce que nous retiendrons de cette affaire a trait à la suite des évènements. Dès lors, l’humain chassé d’Eden, coupé de sa relation intime avec son créateur entre alors dans une escalade de mauvais comportements, de mauvais choix suscités par ses limites de connaissances, par ses peurs, par la convoitise, les jalousies, et les mauvaises pensées. Un esprit de violence, de domination, de meurtre envahit la créature humaine. À un point tel, que le mythe se poursuit en racontant l’évènement du déluge et l’histoire de Noé. Dans l’Arche, construite selon les directives divines, lui, sa famille et de nombreux animaux furent préservés, épargnés de l’extinction définitive, (Lire : Gn 6). Ce chapitre se clôture (versets 21-22) par une recommandation alimentaire que Noé va suivre.

Tout le Ch.7 décrit l’épisode du déluge qui durera 40 jours. Au sortir de l’arche, soit environ une année plus tard, (Gn 8, 15-22) une nouvelle chance est donnée à l’humain et aux animaux. Le Ch.8, qui décrit cette sortie de l’Arche est scellé par une nouvelle alliance divine avec la création et les créatures. On notera alors un changement dans le régime alimentaire des êtres vivants (Gn 9, 1-7). Certaines espèces, dont l’humain, devinrent carnivores. Curieusement, et bien que ce ne soit pas le seul facteur à prendre en compte, nous pouvons noter que c’est à partir de ce moment-là que la longévité humaine s’est considérablement raccourcie pour en arriver à la limite des 120 ans (Gn 6, 1-3 ; 5 -14).

En conclusion

Le texte de Daniel et L’histoire du déluge nous donne un éclairage sur l’importance d’un régime alimentaire moins carné, plus sobre, plus frugal. Manger davantage de fruits et légumes, préférer les céréales complètes et biologiquement cultivées permet à l’homme de préserver plus facilement et efficacement un bon état de santé physique et mentale. Nous nous devons d’exercer notre discernement pour nous nourrir le plus sainement possible. Aujourd’hui, la sagesse et le bon sens nous appellent à vérifier la qualité biologique, ainsi que la présence et la quantité de certains ingrédients ajoutés à nos aliments conditionnés industriellement. Cuisiner maison, avec des aliments frais du marché, nous évitera, en grande partie, de connaître les méfaits d’une alimentation trop sucrée, trop salée, trop nitrée, contenant des conservateurs et colorants nocifs qui agressent nos cellules corporelles, etc…


Confiance en Soi - Estime de Soi et Amitié

Thème de notre réflexion-mémoire
Introduction générale :

Alors que la Lumière, le Repos, l’Exercice, le Régime, exercent sur nous leurs influences à partir de l’extérieur ; la « Confiance en Soi », à priori, semble nous concerner et agir comme quelque chose qui viendrait de l’intérieur de notre être. Détrompons-nous ! Il est aisé de constater que nous ne maîtrisons pas plus cet élément que les autres. Cela nous est donné comme tout le reste ! Au fond que possédons-nous que nous n’avons reçu ? Nous devons beaucoup de cette confiance en soi à l’amour qui nous a été donné, à l’éducation que nous avons reçue, aux encouragements, et aux bonnes influences qu’ont exercé certaines personnes de notre entourage sur nous. Tout ce que nous avons pu expérimenter en bien ou en mal nous a servi et a forgé cette confiance en soi. Elle fait maintenant partie intégrante de notre être. Nous exprimons ainsi une identité et notre identité est unique.

Je tiens à le souligner encore ici, au moment où nous arrivons à notre conclusion : nous jouissons gratuitement de tous ces éléments ; la lumière, le repos, l’exercice, le régime, la confiance en soi et l’amitié sont des dons gratuits. Ils sont donnés à chacun de nous. Ils sont nécessaires à l’épanouissement de toute vie humaine.

Introduction particulière au 5ème et 6ème thème :

Je vais me permettre de lier ces deux thèmes car à mon sens l’un ne va pas sans l’autre. Ils sont comme les deux faces d’une même pièce. Il est impossible de les dissocier. La « foi en mon Soi » je la dois à ceux qui m’ont aimé et qui m’aiment encore aujourd’hui sans condition, ni jugement sur ma personne. Cette réalité, vous en conviendrez, est liée à l’amour ou à l’amitié de ceux qui me sont proches. Mais je dois également une part de cette confiance à la société dans laquelle je vis. Celle-ci intervient, en me procurant un sentiment de sécurité par ses lois citoyennes qui m’informent de mes droits et de mes devoirs en sauvegardant ma liberté fondamentale : mon identité, mes origines, ma fonction sociale, la manière dont je me définis personnellement. Les valeurs auxquels je crois et que je veux défendre sont ainsi protégées par ces lois sociales et politiques de la communauté à laquelle j’appartiens. Je peux ainsi me projeter dans un avenir ouvert.

A – Etymologie de la « Confiance en Soi »

Ce groupe de mot est construit par les racines latines : « cum », « en » et « fidès ». Cum = Avec ; En = Dedans ou Intérieur ; Fidès = Foi ou Fidélité. Lorsque nous prononçons « Confiance en Soi », il semble que c’est d’abord à nous-mêmes qu’il faut prêter foi et fidélité. Sommes-nous, nous-mêmes des personnes fiables et fidèles en toutes circonstances au quotidien ? C’est là que le bât blesse ! Vous comprenez d’ores et déjà que nous ne pouvons pas être notre propre référence sur ce sujet, ce serait de l’orgueil ! Nous serions imbus de notre personne et nous pécherions par excès de confiance. Curieusement, ce sont les autres qui, par leur témoignage, peuvent valider ou infirmer qu’elle existe ou non en nous. Cette confiance en soi nous habite lorsqu’elle s’accompagne de deux autres éléments qui la rendent solide et stable pour lui donner une unité. L’Altérité, la « Gratitude, et la « Confiance en Soi forment une entité tri-dimensionnelle. Cette loi du trois en un est inhérente à la Confiance en Soi.

B – Moi ou Soi ?

Avant d’aller plus loin, souvenons-nous qu’il nous faut distinguer la « Confiance en Soi de la « Confiance en Moi ». Le Soi et le Moi ne peuvent être mis sur le même plan. Le « Moi »ne considère que ma propre personne. Il est égocentré, alors que le Soi prend sa source dans un monde beaucoup plus vaste, plus complexe. Il recherche l’universalité. Il est de l’ordre de l’utopie. Le Moi, en revanche, est plus directement branché sur mon ressenti et est tributaire de la manière dont je perçois et interprète par mes sentiments ce qui m’arrive. Attention ! Ne disons-nous pas souvent que le « Senti », « Ment » ?

En fait, le Soi va davantage s’appuyer sur mon intelligence, mon expérience, ma capacité à discerner, à trier dans mes pensées et mes actions. Il se veut raisonnable, juste, bon, non seulement pour ma personne, mais également pour ceux qui m’entourent. Il considère la différence d’opinion de culture. Il essaie de comprendre, de s’ouvrir à l’autre, et à ce qu’il ne connait pas. Il tient compte de l’Altérité. Le Soi a pour alliés ma conscience et mon désir de satisfaire à la dignité de ma nature humaine. Ainsi, en tant qu’humain, je suis naturellement orienté vers le Bien, le Beau et la Grandeur d’âme. Toutes ces valeurs et vertus ne s’acquièrent que par un travail intérieur au long cours. Elles sont un idéal que je souhaite atteindre pour ma personne dans la dimension spirituelle. Ces vertus sont communément appelées : « Le fruit de l’esprit ». Nous en lisons la liste détaillée dans un passage de l’épitre aux Galates Ch.5 V22-26 : « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’Amour, la Joie, la Paix, la Patience, la Bonté, la Bienveillance, la Fidélité, la Douceur, la Maîtrise de soi…

C – Où et Quand ?

Ce réservoir des vertus prend sens lorsque nous l’appliquons à nos attitudes et actions du quotidien. Autant que possible, et dans les circonstances de notre vie, nous nous efforçons d’agir avec douceur, bienveillance et maîtrise de Soi. C’est pourquoi il n’y a pas d’heures ni de lieux précis pour en faire usage. Comme les scouts, nous devons être « toujours prêts ». Où que nous nous trouvions, et quel que soit le moment ». Cela devient un principe et une devise pour demeurer en permanence dans la fraternité et la liberté.

D – Comment ?

Deux situations contradictoires : Le Manque et l’Excès de Confiance en Soi

  1. Le manque de confiance en soi peut nous plonger dans la timidité, la crainte de ne pas être à la hauteur. La timidité, la honte ou encore la culpabilité peuvent nous dévaloriser. Ces états intérieurs ont leurs remèdes : l’Altérité en est le remède. Sommes-nous assez humbles, dans ces moments-là, pour aller à la rencontre de la personne bienveillante qui saura nous écouter, nous rassurer, nous encourager pour affronter la situation. Avec son aide nous écarterons le doute qui nous paralyse. L’encouragement, la confiance accordée et donnée avec grâce, nous permet de trouver la force d’agir. Bien sûr, la possibilité d’échouer sera toujours une éventualité à considérer ; mais l’expérience vécue nous aura fortifié et nous ne renoncerons pas à une nouvelle tentative. La Confiance en Soi exercée, renouvelle notre persévérance.
  2. L’Excès de confiance en soi-même est probablement plus délétère. C’est l’autosuffisance qui nous guette. Nous faisons tout tourner autour de nous-mêmes. Je suis le plus fort, le plus beau, et je sombre dans le narcissisme. Celui-ci est source d’amères désillusions. Nous avons présumé, de nos forces, de notre intelligence, de notre capacité à nous en sortir seul. Nous nous sommes trompés nous-mêmes. Un échec cuisant n’est pas facile à digérer, notre égo en prend un coup. La crainte peut alors nous saisir, le doute et la méfiance s’installent pour nous faire tomber dans le régime de la peur. Certains vont continuer à se fermer à l’altérité au point de mépriser, et même de haïr ceux qui les entourent. Nous connaissons tous malheureusement des personnes manipulatrices qui sont devenus des pervers narcissiques dont l’âme et l’esprit sont malades.
  3. Pour d’autres, en revanche, cela peut-être une occasion de rebondir, de se relever en acceptant la leçon qu’ils ont apprise de la vie. C’est là qu’intervient l’humilité et la persévérance.
  4. Beaucoup d’entre nous, cependant, jettent l’éponge et manquent de cette persévérance tellement nécessaire. Ils restent captifs, tournant le dos à la difficulté. Hélas, ils tournent dans le même temps, le dos à leur liberté.

E – Pourquoi, Pour qui ?

Comme je le disais auparavant la Confiance en Soi est intiment liée à l’Altérité et à la Gratitude. Ils constituent ensemble, une trinité bienfaisante. Ils se nourrissent l’un, l’autre de leur bienveillance.

Que dire maintenant sur l’Amitié ? Je vous laisserai savourer cette magnifique poésie de Noël Colombier que vous lirez à la page suivante : « L’Amitié, flamme de Vie »

L’Amitié Pourquoi ?

Parce que l’homme ne peut vivre seul. Il a un besoin vital de se sentir en confiance, d’être encouragé et de ressentir de la joie. Seul un ami véritable peut donner cela. Dans notre relation à l’autre, nous recherchons trois choses : Confiance, Paix et Liberté. Ainsi l’Ami doit s’abstenir de me juger. En m’écoutant, en cherchant à me comprendre et surtout en m’aimant, mon Ami me fait le cadeau merveilleux de la « Gratitude ». C’est elle qui, par la joie qu’elle me procure et qui vient m’habiter, me donne l’assurance que je suis un être libre et aimé. Je terminerai ce paragraphe par ces trois citations d’auteurs inconnus : « Une joie partagée est une double joie ». « Un chagrin partagé est un demi chagrin ». « Là où il y a de l’Amour, il ne fait jamais nuit ».

L’Amitié pour Qui ?

C’est toujours la question la plus difficile, à laquelle pour y répondre, il faut appliquer : « Le rasoir d’Ockham » qui est principe philosophique.

Ce dernier recommande de choisir la réponse la plus simple quand il y a pléthore de solutions ou définitions possibles. L’Amitié fait partie des mystères, c’est une Alchimie !

Vous en avez tous fait l’expérience : les véritables Amis ne sont pas nombreux, ils se comptent sur les doigts d’une main. En outre je ne peux avoir d’ami véritable que si moi-même je sais être et devenir un ami véritable. Ainsi, comme je l’ai dit au début de cet exposé, l’Amitié et l’Amour sont forts et semblables. Ils nous sont donnés comme le reste des Six meilleurs médecins de la vie. Apprenons à en jouir avec Grâce et Gratitude : « Il n’est pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ses Amis ». (Jn. 15,13).

YALLAH ! Chantons l’Amitié !