« L’essentiel n’est pas dans ce qui nous arrive, mais dans ce que nous en faisons »
« INTRODUCTION »
Comment réagir quand la maladie, l’accident, ou encore un lourd handicap nous frappe du jour au lendemain ? Avez-vous été dans cette situation vous-même, ou l’avez-vous été à travers une personne très proche ? Qu’avez-vous ressenti et vécu à travers vos émotions ? Quels sentiments vous ont traversés ? Pouvez-vous les décrire ? Partageons svp. nos expériences.
« Se révolter ? »
Oui, c’est nécessaire et même souhaitable. Cette rage que parfois je ressens, c’est ce qui va me donner la force de réagir. Le proverbe, ne dit-il pas : « Si je tombe sept fois, je me relève une huitième fois » !
« Et…Si je me résignais ! »
C’est le choix que font beaucoup d’hommes dont la vie se fige. Ils ont perdu toute espérance. Ne dit-on pas que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ! Perdre l’espoir c’est donc perdre sa vie, c’est renoncer à vivre les nombreuses choses merveilleuses que nous ne soupçonnons pas et qui nous attendent.
L’homme dans l’épreuve a cette merveilleuse faculté de s’adapter. Ne pas utiliser cette capacité c’est gâcher une valeur essentielle : le goût de vivre, de découvrir de partager avec les proches.
« Prendre le temps de réfléchir »
– Pour organiser ma nouvelle vie avec celles et ceux qui la partagent.
– Je vais adapter mon environnement. Je ne vais pas hésiter à mettre en place les changements nécessaires pour faciliter mon quotidien.
« Investir mon nouveau corps »
Je comprends que cela va me demander du temps, des efforts pénibles non seulement pour moi, mais aussi pour ceux qui s’occupent de moi. A ce stade, je dois me le dire avec lucidité et courage : « J’accepte l’évidence, ma vie ne sera plus celle d’avant ; mon corps ne pourra plus faire ce qu’il faisait avant. Mais je ne vais pas vivre sur des souvenirs. Je découvre que je suis fragile. En fait, tout le monde, et en particulier ceux qui m’entourent sont fragiles. J’accepte cette nouvelle condition en réalisant que « tout est GRÂCE » parce que je suis encore en vie. La vie reste un cadeau, et elle doit se vivre au « PRESENT ». Je ne dois pas la gâcher, ni la rendre pénible, en me plaignant sans cesse. Bien sûr, il y aura des moments de découragements mais ils ne dureront pas car je me sais soutenu et aimé.
« Je découvre les potentialités de mon nouveau corps »
Elles sont, contre toutes les apparences, énormes parce que je vais trouver des moyens nouveaux pour faire de belles et bonnes choses avec les réserves que j’ai. Je vais apprendre la dépendance productive. Je vais réinventer ma vie car j’ai confiance en mon sens pratique pour trouver des solutions créatives, originales qui rendront ma vie plus agréable, plus orientée vers l’essentiel. Au fond l’essentiel n’est-il pas dans ce que je peux faire pour mieux m’aimer en essayant de mieux aimer et de mieux le montrer à ceux qui m’entourent, ceux qui ne m‘ont pas laissé seul dans l’épreuve ?
Remarque : Cette phase est la plus longue. Physiquement et psychologiquement éprouvante. Elle met en jeu de nombreux mois de rééducation. Je me répéterai souvent ce proverbe : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »
« Je viens de parcourir un bout de chemin avec mon handicap »
J’ai réalisé que l’hémiplégie m’a handicapé. Je connais maintenant beaucoup mieux mon corps, ses limites. Je sais que je vais vivre avec les séquelles de mon handicap. Mais je continuerai à travailler pour réduire et diminuer toutes les difficultés que je rencontrerai sur ce chemin qui est le mien maintenant. Je sais que c’est un combat de chaque jour. Je sais aussi que certains jours j’aurai moins d’ardeur pour ce combat. Ces jours-là je brandirai l’arme infaillible de la prière. Dans le silence, je me laisserai porter par la grâce de Dieu, j’adresserai mes gémissements et mes cris à mon Père créateur. C’est Lui qui prendra le relais quand je serai fatigué. Il me soulagera de mes peines et me donnera la consolation et la joie dont j’ai besoin pour repartir. Je lirai les paroles que Jésus m’adresse pour me nourrir de la sagesse de l’Esprit-Saint. Je retrouverai ainsi force et amour pour vivre le jour présent comme un cadeau de la vie.
Cher Pierre,
Je t’ai brossé quelques étapes par lesquelles nous passons tous quand les moments pénibles de la maladie frappent à notre porte. Un psychiatre célèbre a dit : « Nous restons dans la « MA-LA-DIE » tant que nous n’avons pas extériorisé, exorcisé de notre cœur ce que nous avons du « MAL-À-DIRE ». Comme je te l’ai proposé, je suis prêt, si tu en ressens le besoin à venir t’aider en mettant en place avec toi un petit programme d’accompagnement, de coaching à la fois physique et psychique. Trois jours devraient suffire pour ce coaching. Je vais essayer de t’envoyer cette lettre par mail.
Hérald